Sommaire
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Appropriation
Automne 2019
Les pratiques artistiques ne cessent de déborder le champ des arts pour s’approprier des codes, des gestes, des dispositifs issus des autres sphères sociales et culturelles. Mais l’appropriation pose également la question de la responsabilité sociale des artistes et des commissaires, comme l’ont bien mis en évidence les récents débats autour de l’appropriation culturelle. Ce numéro tente de prendre une certaine distance par rapport à la polarisation des controverses afin d’essayer de mieux comprendre ce que les différentes formes d’appropriation nous révèlent de la création actuelle à la fois au niveau esthétique, éthique et politique.
Éditorial
Dossier
Appropriation artistique versus appropriation culturelle
Contre l’innovation : appropriation et disruption à l’ère de l’esclavage immatériel
L’art à l’ère de l’intelligence artificielle
L’expropriation comme pratique artistique
À qui l’art ?
Appropriation. Table ronde
Intimation culturelle, régime appropriationniste et arts visuels
Kanata… appropriation ou effacement ?
Portfolios
Chroniques
Comptes rendus
Jeunes critiques
Numéro en cours
Immersion
Hiver 2026
Ce numéro s’intéresse à toutes les formes d’immersion dans l’art contemporain. Comment les artistes s’engagent-iels de manière critique dans les technologies immersives ? Inversement, quels types de pratiques rejettent la technologie dans leur quête d’immersion ? Comment ces expériences abolissent-elles les frontières entre le spectatorat, le corps et l’art ? Nous mettons de l’avant des propositions qui tablent sur l’écoute et l’attention soutenue plutôt que sur l’amplification et la surcharge sensorielle – des œuvres faisant appel à des dispositifs parfois relativement simples et peu invasifs, parfois un peu plus élaborés, mais dans lesquels la participation n’est, à quelques nuances près, ni passive ni dénuée de sens critique.
Couverture : doux soft club
bleu de lieu, 2023-2024.
Photo : Cléo Sjölander, permission des artistes