Racines théoriques et ramifications artistiques du jardin

Noémie Fortin

Photo : Vincent Beaulieu
Tout a commencé avec un jardin.
Quand je reçois l’invitation à participer à cette résidence numérique, à la fin de janvier, je rêve des plantes qui jailliront de mon potager, alors enseveli sous un tapis blanc. Les mois d’hiver s’écoulent et font place à la douce chaleur du printemps. Au moment où je rédige mes intentions de recherche, je suis en plein dans les semis. L’année scolaire tire à sa fin, ma fille est sur le point de terminer la maternelle et j’imagine déjà les heures que nous passerons ensemble à planter, à entretenir, à récolter et à gouter ce qui pousse dans la cour.

C’est donc inspirée par le rythme estival qui s’installe tranquillement, par le verdissement du paysage, le parfum de lilas qui flotte dans l’air et les journées qui s’allongent que j’articule ma recherche autour des gestes de soin artistiques posés à l’égard du vivant. Dans la chaleur du mois de juin, je continue de cultiver mes réflexions sur l’omniprésence du jardinage dans l’art contemporain, ainsi que sur les relations qui foisonnent dans cet écosystème.

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