Réflexions zombies : après coup, corps en ruine
Dans le cadre de cette résidence numérique réalisée en collaboration avec Érudit, Abby Maxwell explore les zombies comme figures des mort·es-vivant·es dans les archives, un reflet des angoisses humaines et sociales. Les zombies perturbent les frontières du langage, du temps et de l’humanité, agissant comme miroirs brisés d’un monde en ruine et d’un « je » instable.
Les archives sont l’habitat des mort·es-vivant·es – un lieu de prolongement de l’existence dans lequel une chose ou un évènement ne finit pas, mais continue de proliférer, où son flétrissement même se prolonge. Les archives sont la maison de la décomposition finale.
Les zombies existent dans les archives puisqu’ils sont représentés dans le cinéma, les arts et la littérature. Le zombie influence, ou contamine, l’art : son genre mute et essaime, reflétant et transmettant une certaine esthétique dans la sphère sociale en général. En suivant le zombie dans ses trajectoires formelles et sensorielles, on traque celles du vivant – de l’humain, de la pensée –, de l’existence et de ses fins.