Jenny Brown, Panic in Montreal, 2007.
photo : © Jenny Brown, permission | courtesy Congrès PURE-DATA 07

À l’heure où la logique économique ambiante génère une foule de ­problèmes sociaux et environnementaux, où le contexte ­géopolitique et climatique est chaotique, les bouleversements qui touchent notre monde actuel et son avenir donnent définitivement matière à ­s’inquiéter. Ces réalités et leurs enjeux deviennent des matériaux de prédilection pour l’artiste d’aujourd’hui. Suite à l’effondrement des tours jumelles en 2001, la relative sécurité dans laquelle vivait l’Amérique du Nord depuis la Deuxième Guerre mondiale s’est vue compromise. Affligée depuis par l’avènement de nouveaux ­phénomènes traumatiques – attentats suicides dans les transports de masse de grandes villes occidentales, représailles des extrémistes causant la mort de ­milliers de soldats américains et des troupes alliées en ­mission au Moyen-Orient, détournement par les services de ­renseignements de plans machiavéliques visant la destruction de l’économie et de la démocratie américaine et des pays alliés, montée des tensions multiculturelles, dans le giron même de leurs cités, canalisées par ­l’intégrisme religieux, peur de l’Étranger qui en découle –, cette ­société s’est imprégnée d’insécurité, vit dans l’anticipation du pire. Pour ­l’artiste actuel, il y a matière à réfléchir sur les tenants et aboutissants de cette angoisse collective qui a cours ; cette phobie latente qui s’est libellée dans nos quotidiens, prête à s’emballer à la moindre alerte. 

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Cet article parait également dans le numéro 62 - Peur II
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