Sommaire
111
Tourisme
Printemps été 2024
L’art, par sa nécessité de s’ouvrir au monde, est particulièrement affecté par les enjeux planétaires des déplacements. À la croisée de l’art contemporain, du loisir, de l’écologie et de toute la culture de destination, ce numéro observe les stratégies déployées par les artistes et la pensée critique afin de revisiter la notion même de tourisme. Bien que l’impact néfaste de l’industrie touristique soit indéniable, il y a dans ce dossier une tentative de ne pas sombrer dans la tourismophobie en ne pointant que ses failles. Esse no. 111 propose plutôt un tour guidé de situations et de lieux où l’art et le tourisme se rencontrent.
Éditorial
Dossier
Le Grand Tour, entre les biennales et l’Ancien Régime
L’artiste en résidence, un·e touriste comme un·e autre ?
Le ciel ouvert de la nuit : Sous le ciel des fétiches de Caroline Déodat
Avions, trains et voitures piégés : en finir avec l’adjectif « oriental »
Destination : les répliques de grottes comme genre
Visites à pied avec Tsai Ming-liang
Corvo ou la sittelle corse ? Deux versions de l’ornithologie compulsive
Portfolios
Chroniques
Comptes rendus
Capsules
Numéro en cours
Immersion
Hiver 2026
Ce numéro s’intéresse à toutes les formes d’immersion dans l’art contemporain. Comment les artistes s’engagent-iels de manière critique dans les technologies immersives ? Inversement, quels types de pratiques rejettent la technologie dans leur quête d’immersion ? Comment ces expériences abolissent-elles les frontières entre le spectatorat, le corps et l’art ? Nous mettons de l’avant des propositions qui tablent sur l’écoute et l’attention soutenue plutôt que sur l’amplification et la surcharge sensorielle – des œuvres faisant appel à des dispositifs parfois relativement simples et peu invasifs, parfois un peu plus élaborés, mais dans lesquels la participation n’est, à quelques nuances près, ni passive ni dénuée de sens critique.
Couverture : doux soft club
bleu de lieu, 2023-2024.
Photo : Cléo Sjölander, permission des artistes